La compagnie

La Compagnie des Attentifs

La Compagnie des Attentifs, fondée en 2006 à l’initiative de Guillaume Clayssen, metteur en scène, agrégé de philosophie et ancien membre artistique du C.D.N de Colmar, compte une dizaine de spectacles à son actif.


Les textes abordés dans ces créations varient énormément : Lettres persanes de Montesquieu, Jeunesse de Conrad, Les Bonnes et Un Captif amoureux de Genet, la poésie de Pessoa, la philosophie grecque, mais aussi In/Somnia et Friendly !, deux pièces contemporaines de Thierry Simon.


Croisant presque toujours le théâtre et d’autres disciplines artistiques (musique, cinéma, vidéo, chant, photographie, cirque), le travail de la compagnie cherche généralement la matière première de ses spectacles hors des sentiers de l'écriture dramatique (poésie, roman épistolaire, films, nouvelles, etc.) Le théâtre est ici l’exploration d’une question à la fois politique et poétique qui s’incarne sous forme de poèmes scéniques baroques et incarnés.


Comme l'évoque le nom même de la Compagnie des Attentifs, le rapport au public est central dans tout ce travail. En sollicitant joyeusement l’attention du spectateur et en lui offrant la possibilité de sa propre émancipation, la mise en scène entraîne chacun.e vers des champs de sensibilité et de réflexion souvent inattendus. Au final, chaque spectacle de la compagnie tente de surmonter le clivage souvent stérile entre une approche populaire et une approche expérimentale du théâtre.



Guillaume Clayssen, Metteur en scène

La Compagnie des Attentifs, dont il est le directeur artistique, est en résidence au Théâtre de Haguenau de janvier 2019 à juin 2022.



Théâtre

Il commence le théâtre dans la section artistique du lycée Molière dirigée par Yves Steinmetz. Il mène ensuite, en parallèle, une formation universitaire à la Sorbonne (agrégation de philosophie, licence de lettres) et une formation théâtrale au cours Florent dans la classe notamment de Stéphane Auvray-Nauroy.


Il effectue différents stages avec Christian Rist, Didier Flamand, Philippe Adrien, Michel Fau.

Il travaille comme comédien sous la direction de Jeanne Moreau, Catherine Cohen, Gerold Schumann, Hervé Dubourjal, Michel Cochet, Jean-Noël Dahan, Guy Pierre Couleau, Cédric Orain (D comme Deleuze joué au Théâtre de L'Echangeur à Paris en octobre 2017).


Il aborde la mise en scène en tant qu'assistant de Marc Paquien pour L'intervention de Victor Hugo puis collabore comme dramaturge de Guy Pierre Couleau qu’il accompagne, en tant que membre de l’ensemble artistique, au C.D.N. de Colmar pendant les neuf ans de son mandat, Sara Llorca (Les Bacchantes d'Euripide, La Terre se révolte), de l’artiste de cirque Clément Dazin (INOPS), de Laurent Natrella (dans le cadre des deux spectacles de sortie du C.N.S.A.D. en juin 2014), Cécile Backès (Mon Fric de David Lescot, L'Autre Fille et Mémoire de fille d'Annie Ernaux), Catherine Javaloyès (La Campagne de Martin Crimp) Delphine Crubézy (Erwin Motor Dévotion de Magali Mougel), du chorégraphe flamand Willem Meul (Zool 99) et enfin de Cécile Arthus (Lulu de Magali Mougel).


En mars 2009, il met en scène A la grecque !!, montage de textes autour de la philosophie antique, au Théâtre Jean Vilar à Suresnes et à la Maison des Métallos à Paris.


En 2010-2011, il met en scène Les Bonnes de Genet à la Comédie de l’Est à Colmar et à l’Etoile du Nord.


En 2012, il crée à la Loge à Paris Je ne suis personne, un montage de textes autour de Fernando Pessoa, qui tourne sur la saison 2013-2014.


En 2013, il met en scène à l’Etoile du Nord une création autour du cinéma intitulée : Cine in corpore.


En 2014 à L’étoile du nord, il adapte à la scène le dernier livre de Jean Genet sur la Palestine : Un Captif amoureux. Tournée du spectacle à L’Abbaye de Neumünster au Luxembourg.


En 2015, il est invité par L’Artchipel, Scène nationale de la Guadeloupe, à mettre en scène Bobo 1er, roi de personne de Frantz Succab. Le spectacle se joue à la Manufacture d’Avignon l’été suivant.


En 2016, il adapte et met en scène Les Lettres persanes de Montesquieu (coup de cœur de La Dispute sur France Culture). Le spectacle est joué à la Comédie de l’Est, à L'étoile du nord à Paris, au Taps à Strasbourg, à la Comédie de Ferney-Voltaire et à L'Abbaye de Neumünster au Luxembourg.


Théâtre et Cirque

En 2018, il traduit, adapte et met en scène Jeunesse de Joseph Conrad, qui mêle théâtre et cirque. Ce spectacle fait l’ouverture du festival de cirque en Normandie, Spring.

Jeunesse est aussi joué à L’Echangeur de Bagnolet, au théâtre Montansier à Versailles, au Taps à Strasbourg, au CDN de Colmar, au cirque théâtre d’Elbeuf, à l’Espace 110 à Ilzach et au théâtre de Haguenau.

Cette écriture croisée entre cirque et théâtre s’approfondit dès lors dans la plupart de ses spectacles.


En 2020, il conçoit et met en scène un duo d’acrobates, Parce que c’était lui, parce que c’était moi, dans le cadre du Festival Spring sur la métropole de Rouen.


En octobre 2021, après plusieurs reports dus aux confinements successifs, se crée au TQI, Centre Dramatique du Val-de-Marne, Et me voici soudain roi d’un pays quelconque, spectacle autour de Fernando Pessoa et de ses poètes imaginaires qu’il appelle ses « hétéronymes ».


Ce spectacle est actuellement en tournée : Théâtre de Haguenau, Théâtre de Suresnes Jean Vilar, Comédie de Ferney et se jouera au Festival d’Avignon 2022 au 11 Belleville-Gilgamesh (avec le soutien de la Région Grand Est).


En juin 2021, il écrit, met en scène et joue avec un acrobate, Erwan Ferrier, une conférence philosophico-circassienne sur la désobéissance civile intitulée Désobérire.

Ce spectacle tout terrain participe au Festival Tournée Générale dans les bars populaires du XIIe arrondissement de Paris et de Pont-Audemer, au festival Mimos de Périgueux, au festival Spring 22 dans le métropolole de Rouen.

Ce spectacle est aussi programmé à la Biennale du festival de cirque de Marseille en janvier 23.


En octobre 2021, il anime une formation PREAC cirque sur la notion de frontière au cirque théâtre d’Elbeuf (à découvrir au lien suivant : https://youtu.be/v2tf9nqbUw0).


En novembre 2021, se crée, avec deux acrobates et quatres acteurs, In/Somnia de Thierry Simon au Théâtre de Haguenau. Tournée : TQI, Ferney-Voltaire, Taps Strasbourg, La Coupole à Saint-Louis et L’Echangeur à Bagnolet.


En février 2022, il met en scène les apprenti.e.s du CFA2 de l’Académie Fratellini dans un apéro-cirque sur la fête et accompagne ce même groupe dans une création collective.


En décembre 2022, il mettra en scène les élèves de l’Enacr, école nationale des arts du cirque, au Théâtre Simenon de Rosny-sous-Bois.


Cinéma et pédagogie

Il réalise également trois court-métrage Femâle (Prix originalité au Festival de Fontainebleau et le Prix de la photo du festival de Mulhouse « Tous courts »), Out-mortem (sélectionné au festival cinéma et philosophie Eidôlon soutenu par le Louvre Lens) et L’âme sort !


Il enseigne aussi la dramaturgie philosophique à l'Ecole de Auvray-Nauroy et donne de nombreuses formations.

Les créations


Et me voici soudain roi... (Fernando Pessoa)

Conception Aurélia Arto et Guillaume Clayssen

Avec Aurélia Arto

Mise en scène Guillaume Clayssen

Regard extérieur Regard chorégraphique Ingrid Estarque


Lumières Julien Crépin

Son Cédric Colin

Costumes Séverine Thiébault

Scénographie Delphine Brouard

Assistant Mise en Scène Claire Marx


Création le 11 janvier 2021 au Théâtre de l'Echangeur

Co-production Saison Voltaire à Ferney-Voltaire, Relais Culturel de Haguenau, Théâtre de Suresnes Jean Vila

Soutiens Lilas en Scène, Théâtre des Quartiers d’Ivry – Centre Dramatique National du Val-de-Marne, Théâtre de la Bastille, LOKal du Théâtre de l’Echangeur, DRAC Grand Est, Grand Est et ville de Strasbourg

Pessoa a fait de sa vie et de son œuvre le théâtre de ses multiplicités. Il les a nommées, ses hétéronymes.
Nous traversons ses mots comme si nous traversions des pays, comme si explorer ses multiplicités à lui, était un acte de reconnaissance des nôtres.


Credit photos : Emmanuel Viverge


In Somnia (Thierry Simon)

Avec Aurélia Arto, Garance Robert de Massy, Erwan Ferrier, Ulrich N’Toyo, Marie Payen, Oliver Werner, Ingrid Estarque

Mise en scène Guillaume Clayssen


Texte Thierry Simon

Lumières Julien Crépin

Son Samuel Mazzotti

Costumes Séverine Thiébault

Scénographie Suzanne Barbaud

Collaboration artistique Claire Marx


Création le 9 novembre 2021 au Relais culturel de Haguenau

Partenaires Les Attentifs et Thierry Simon sont artistes associés au Relais culturel de Haguenau

Co-production Relais Culturel – Théâtre de Haguenau, Abbaye de Neumünster – Luxembourg, TAPS- Strasbourg, La Coupole – Théâtre de Saint-Louis

Soutiens DRAC Grand Est, Région Grand Est, ville de Strasbourg, La Chartreuse - Centre national des écritures du spectacle, Centre National du livre

Au commencement d’In/Somnia, un repas nocturne joyeux et convivial pris dans un délire de mots, de corps et d’images.
Six personnages, venant d’horizons différents, se rencontrent sur une île étrange, une île-utopie, une île-rêves.

Cette pièce écrite par Thierry Simon, offre un terrain d’exploration théâtrale fabuleux, où la magie poétique, électrique, des interprètes, fait vibrer et résonner, ce poème né en temps de crise, la nôtre, toujours la nôtre.


Credit photos : Emmanuel Viverge


Désobérire

Avec Guillaume Clayssen, Erwan Ferrier

Mise en scène Guillaume Clayssen

Regard extérieur Regard extérieur Claire Marx



Production 12 Bars en Scéne et La compagnie des Attentifs

Co-production Festival Tournée Générale, Plateforme 2 Pôles Cirque en Normandie, La Brèche à Cherbourg et le Cirque-Théâtre d’Elbeuf

Obéir ou désobéir ? Une rencontre inattendue et drôle entre philosophie et performance circassienne.
Obéir ou désobéir, peut-on en rire ? L’acteur Guillaume Clayssen y répond en s’appuyant sur la joyeuse anarchie, l’humour et l’acrobatie improvisatrice d’Erwan Ferrier.

Leur duo, à la tournure d’esprit liée à une certaine tournure de corps, produit un agencement comique évident, des transgressions surprenantes.


Credit photos : Damien Duca


Parce que c'était lui parce que c'était moi

Avec Johan Caussin, Raphaël Milland

Mise en scène Guillaume Clayssen


Lumières Julien Crépin

Son Samuel Mazzotti


Spectacle créé au festival Spring 2020

Co-production Relais Culturel de Haguenau

Soutiens Région Grand Est

L'amitié peut parfois être une vraie passion. Micro et Raphaël, deux jeunes acrobates aussi singuliers que talentueux, parlent avec franchise et humour du lien fraternel qui les unit et le font vivre dans un duo acrobatique inattendu.


Credit photos : Victor Clayssen


Jeunesse (Joseph Conrad)

Avec Frédéric Gustaedt, Johan Caussin, Julien Crépin, Raphaël Milland , Samuel Mazzotti

Mise en scène Guillaume Clayssen


Lumières Julien Crépin

Son Samuel Mazzotti

Costumes Séverine Thiébault

Scénographie Delphine Brouard

Collaboration artistique Claire Marx


Saison 2017-2019

Co-production Plateforme 2 Pôles Cirque en Normandie / La Brèche à Cherbourg et le Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Comédie de l’Est (CDN de Colmar), Saison Voltaire, Théâtre Montansier, Espace 110.

Soutiens Direction Régionale des affaires Culturelles du Grand Est, de la Région Gran Est, de la Ville de Strasbourg, du Plus Petit Cirque du Monde, du T2G (Théâtre de Gennevilliers) et du CNAC

Jeunesse de Joseph Conrad est le récit d’un marin à la retraite qui raconte sa première traversée, vingt ans auparavant, vers l'Orient.
Chaque mésaventure - tempête, incendie, naufrage - est alors pour lui un moment de joie et de vie intense. Il se sent indestructible, immortel !

Dans cette nouvelle, le grand écrivain anglo-polonais interroge l’idéalisme et l’énergie de la jeunesse. La mise en scène met notamment face à face théâtre et cirque, un duo périlleux et inattendu de la parole et du corps.


Scèneweb.fr : "Guillaume Clayssen mène le cirque en bateau" "Les mots de Jeunesse sont faits pour les gestes. Si dans la semi-obscurité du plateau, une acrobatie se dessine, elle semble ainsi sortir de la voix profonde, toute en nuances de Frédéric Gustaedt. Lequel parvient à rendre sensible toute la distance qui sépare l’Occident de l’Orient rêvé par son personnage."


Credit photos : Victor Clayssen


Lettres persanes (Montesquieu)

Avec Olaf Benestvedt, Eram Sobhani, Hugo Dillon, Emmanuelle de Gasquet, Floriane Comméléran, Nicolas Laferrerie

Mise en scène Guillaume Clayssen


Lumières Eric Heinrich

Son Samuel Mazzotti

Vidéo Boris Carré

Costumes Séverine Thiébault

Scénographie Séverine Thiébault

Décors Bernard Gerest

Assistant Mise en Scène Claudia Roussel-Ortega


Directeur technique Julien Crépin

Conseiller littéraire François Mouttapa


Administration Claire Marx

Saison 2015-2016

Co-production Comédie de l’Est (Colmar), Mairie de Paris

Le désir de mettre en scène les Lettres persanes et de les adapter au théâtre, se fonde sur les résonnances incroyables du texte avec le monde contemporain.

Qu’ont à nous dire dans notre monde tourmenté, en proie aux intolérances les plus diverses et les plus folles, ces Lettres persanes du XVIIIe siècle ?


« Avec les Lettres persanes de Montesquieu revues par Guillaume Clayssen et son équipe dans un registre foisonnant et débridé, la Comédie de l’Est a mis la barre très haut pour son ouverture de saison, tant au niveau de la qualité de la mise en scène que du jeu des comédiens. Le public est emporté dans une maelstrom de sensations, entre Orient et Occident. » L’Alsace


Credit photos : Virginie Puyraimond


Un captif amoureux (Jean Genet)

Avec Olaf Benestvedt, Benoît Plouzen-Morvan

Mise en scène Guillaume Clayssen


Lumières Eric Heinrich

Son Samuel Mazzotti

Vidéo Boris Carré

Costumes Séverine Thiébault

Scénographie Stéphanie Rapin

Assistant Mise en Scène Julien Crépin

Photo Raed Bawayah

Partenaires Maison Européenne de la photographie

Cette adaptation du dernier texte de Jean Genet qui porte sur son amitié profonde avec les Palestiniens, est incarnée par deux acteurs très différents l’un de l’autre et qui représente chacun ou la part rêveuse ou la part terrienne du poète. Entremêlé de chants et de projections photographiques d’un artiste palestinien contemporain, ce Captif amoureux fait entendre d’une autre manière, plus poétique et plus personnelle, une question ô combien politique et polémique. Le théâtre comme pas de côté et dramaturgie décalée du monde.


« Guillaume Clayssen n’a pas voulu l’accompagner d’un jeu réaliste. Il conduit les interprètes vers un univers sombre où l’on est dans l’au-delà de la tragédie, là où le corps est cassé et digne, là où le flou est le voile de l’indicible. La transposition de l’œuvre par Clayssen acquiert une dimension théâtrale exceptionnelle. » Gilles Costaz (Webthea)


Credit photos : Virginie Puyraimond


Cine in Corpore

Avec Laura Clauzel, Viktoria Kozlova, Vincent Brunol, Mathias Robinet-Sapin, Julien Crépin

Mise en scène Guillaume Clayssen


Lumières Eric Heinrich

Son Samuel Mazzotti

Vidéo Boris Carré

Costumes Emilie Largier

Scénographie Stéphanie Rapin & Anaïs Valemblois

Assistant Mise en Scène Julien Crépin


Saison 2013-2014

Co-production Maje production (société de production cinématographique)

Comment notre mémoire cinématographique a-t-elle nourri notre incarnation dans le monde ?
Quels sont les films qui ont changé de notre manière de marcher, notre manière d’aimer, notre être au monde ? Dans une traversée qui va du théâtre documentaire à une forme plus onirique et surréaliste, Cine in corpore écrit au plateau le rêve théâtral du cinéma.


« Il y a sur le plateau quelque chose d'éminemment intime, cet intime qui vous lie au cinéma et que vous reliez au théâtre en évitant au passage pas mal d'écueils et de pièges et en trouvant des solutions souvent passionnantes (à cet égard, la séquence des interviews documentaires et de l'intervieweur en plateau est excellente !). Ce quelque chose d'intime, qui doit, je pense, s'agiter dans votre seule tête, vous parvenez à lui trouver un volume, une musique, des corps et des images qui ne ressemblent qu'à ce que vous même imaginiez ou rêvez (et pas à ce que peut faire le voisin) » Joëlle Gayot, France-Culture


Credit photos : Virginie Puyraimond


Je ne suis personne (Fernando Pessoa)

Conception Guillaume Clayssen & Aurélia Arto

Avec Aurélia Arto

Mise en scène Guillaume Clayssen


Lumières Edouard Liotard

Costumes Emilie Largier

Scénographie Stéphanie Rapin


Conseiller littéraire Patrick Quillier

Saison 2011-2012

Seule en scène, Aurélia Arto s’empare avec sa sensibilité singulière de la poésie à plusieurs voix, à plusieurs âmes du grand poète portugais, Pessoa.

Partant d’un travail très intuitif et très épuré, cette création convoque le spectateur à une écoute émouvante et inattendue.


« La mise en scène sobre et quasi parfaite de Guillaume Clayssen confère à ce moment de théâtre rare la pureté absolue d’un diamant et une fidélité exemplaire à l'œuvre du poète. Bouleversants mots, bouleversante comédienne, inoubliable spectacle. » Froggy Delight (Nicolas Arnstam)


Credit photos : Victor Clayssen


Les bonnes (Jean Genet)

Avec Flore Lefebvre des Noëttes, Anne Le Guernec, Aurélia Arto

Mise en scène Guillaume Clayssen


Texte Jean Genet

Lumières Eric Heinrich

Son Grégoire Harrer

Costumes Delphine Brouard

Scénographie Delphine Brouard


Saison 2010-2011

Co-production La Comédie de l’Est (Colmar)

Monter ce classique en imaginant un équivalent théâtral de l’art brut ; faire exploser tous les stéréotypes de la féminité en faisant entendre la monstruosité créatrice et comique des trois personnages de la pièce ; enfin, s’inspirer des œuvres des grandes artistes de l’art contemporain (Louise Bourgeois, Annette Messager) pour faire correspondre le féminisme hors-norme du poète et celui de ces artistes-femmes.


« D’un fait divers, donc, Genet en fait une tragédie. Guillaume Clayssen, lui, en fait un objet étrange qui oscille entre la noirceur, le sadisme et une vision quasi romantique de la pièce. Aurélia Arto, Flore Lefevre des Noëttes et Anne Le Guernec, impriment à la partition un rythme, un souffle dans des corps à corps hypnotiques, chuchotés et presque dansés. Et l’étrangeté de la pièce rejaillit avec une candeur somme toute salutaire. » L'Humanité (Marie-José Sirach)


Credit photos : Eric Heinrich


A la Grecque !!

Avec Christophe Garcia, Stéphane Auvray-Nauroy, Julien Kosellek, Mélanie Menu, Frédérik Hufnagel

Mise en scène Guillaume Clayssen


Lumières Jean Huleu

Son Samuel Mazzotti

Scénographie Delphine Brouard


2008 - 2009

Co-production La Comédie de l’Est (Colmar)

Mettre en scène l’engagement physique et politique des philosophes grecs mais aussi dévoiler la part de folie et de théâtre qui les animait.
De la naissance des dieux à travers les textes d’Hésiode et d’Homère jusqu’au procès de Socrate raconté par Platon, ce spectacle, dans un montage de textes hybrides et vivant, interroge le rapport entre poésie et pensée.


« Silence en coulisses », Radio Aligre, Sophie Demichel – avril 2009 « L’originalité de votre mise en scène est que vous avez su poser sur un plateau des figures philosophiques fortes et distinctes, identifiables au-delà du temps, figures qui font vivre un texte comme une actualité…L’éveil à la philosophie, sa pratique, est violente car il s’agit d’une conversion, une modification de la praxis dans les corps et cela est quelque chose qui n’est pas dit quand on parle de philosophie. Or dans « A la grecque !! » on le voit dans la mise en jeu qui est faite des corps. »


Credit photos :

Projets en cours

Friendly !

(ou tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’amitié homme femme)


CREATION FESTIVAL SPRING 2023


Dans un souffle à la fois politique et poétique, circassien et théâtral, Friendly ! questionne et met en scène l’amitié entre les femmes et les hommes.


L’absence de mythe sur la relation amicale entre les sexes est révélatrice de l’inégalité historique qui marque leur différence. Car il n’y a pas d’amitié, comme l’a déjà bien montré Aristote, sans égalité.

Or, cette égalité entre les sexes étant inexistante depuis toujours, l’amitié homme-femme n’a pu avoir le même écho mythique que l’amour hétérosexuel, beaucoup plus inclusif du système de domination masculine.


Et pourtant, cette amitié qui transcende en partie la séparation de genre, qui rapproche des êtres humains souvent exagérément différenciés en raison de leur sexe biologique, me semble absolument essentielle pour tendre vers une plus grande fraternité, ou sororité, voire une plus grande égalité, voire une plus grande liberté, entre les hommes et les femmes.


Pourquoi, par exemple, dès qu’un petit garçon se fait ami avec une petite fille dans la cour de récréation, suppose-t-on immédiatement qu’il y a entre eux un sentiment amoureux ? « C’est le petit amoureux de Capucine ! », « C’est la petite amoureuse de Jules ! » Quelle peur nous anime tant pour qu’une telle projection soit possible ? Pourquoi plaque-t-on en permanence sur l’amitié hétérosexuelle, des schémas amoureux qui n’ont pas forcément lieu d’être ?


Admettre la possibilité d’une amitié entre les sexes, c’est ouvrir une perspective d’égalité concrète et vivante entre eux et rompre ainsi avec les lois les plus archaïques qui continuent finalement de nous déterminer. Mais la difficulté d’une telle perspective vient aussi de l’absence cruelle d’archétypes fondamentaux issus de la mythologie, des grands récits collectifs de notre humanité. Comment, à notre petite échelle, celle du spectacle vivant, apporter notre petite pierre à ce mythe encore inexistant ?

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